LE HASARD DES MUTATIONS EST-IL LE SEUL MOTEUR DE L’ÉVOLUTION ?

avec Sidney Delgado, Jean-jacques Kupiec (05/09/2021)


Par Sidney Delgado, biologiste.

Au Cnam à Paris, le 3 juillet 2021 à l'occasion de TimeWorld 2021 https://timeworldevent.com/2021/fr/

En 1859, dans son livre « de l’origine des espèces », Charles Darwin explique que l’évolution est basée des variations aléatoires qui se transmettent de manière héréditaire et sont ensuite triées par la sélection naturelle en fonction de l’environnement dans lequel vivent les êtres vivants. Pourtant, il n’arrivait pas à expliquer l’origine de ces « variations ». Il fallut entendre le début du 20ème siècle et l’avènement de la génétique pour découvrir la notion de mutation et le milieu du 20ème siècle pour comprendre la nature de ces mutations. Le hasard dans l’évolution est-il alors le résultat unique des mutations aléatoires sur l’ADN ? Aujourd’hui, on découvre que l’environnement marque de son empreinte l’expression des gènes : il existe une hérédité sans les gènes, c’est l’épigénétique. On découvre aussi que l’expression des gènes est un phénomène aléatoire dans lequel on peut dire qu’un gène a une certaine probabilité d’être exprimé ou non. La stabilisation du système viendrait de signaux extérieurs et d’un phénomène de sélection naturelle à l’échelle de la cellule, phénomène que Jean-Jacques Kupiec appelle le Darwinisme cellulaire. Ainsi, ce qui se produit à l’échelle de l’organisme a lieu aussi à l’échelle de la cellule.


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